Votre véhicule est votre outil de travail et il représente la plus grosse partie de vos dépenses. Entre le carburant, l'entretien, l'assurance, les commissions des plateformes de réservation et la TVA, la comptabilité d'un chauffeur demande de la rigueur. Un cabinet qui connaît le transport de personnes vous aide à choisir le bon régime et à ne rien laisser passer.
Ce qui est propre à la comptabilité d'un chauffeur
Le transport de voyageurs relève des bénéfices industriels et commerciaux. Vous pouvez l'exercer en entreprise individuelle, sous le régime micro ou au réel, ou en société (EURL, SASU, SARL ou SAS). Le choix dépend surtout du niveau de vos dépenses, de votre besoin de protection sociale et de vos projets, par exemple l'achat d'un nouveau véhicule ou l'embauche d'un salarié.
En micro-entreprise, vous ne pouvez déduire aucune charge : l'administration applique un abattement forfaitaire sur votre chiffre d'affaires. Pour un chauffeur dont le véhicule, le carburant et les commissions pèsent lourd, ce point mérite une vraie comparaison avec le régime réel, où les dépenses se déduisent pour leur montant justifié.
- Véhicule : achat, crédit, location longue durée ou location avec option d'achat, chaque formule a un traitement comptable différent
- Carburant, entretien, pneus, assurance, péages et stationnement
- Commissions prélevées par les plateformes de réservation, à distinguer du chiffre d'affaires encaissé
La TVA : taxi et VTC
Les prestations de transport de voyageurs, qu'elles soient réalisées par un taxi ou par un VTC, relèvent du taux réduit de TVA de 10 %, dès lors qu'il s'agit d'un véritable contrat de transport. Si votre chiffre d'affaires reste sous le seuil de la franchise en base, vous ne facturez pas de TVA, mais vous ne récupérez pas non plus celle payée sur vos achats.
La récupération de la TVA sur le véhicule suit des règles particulières. Les véhicules de tourisme sont en principe exclus du droit à déduction, mais les artisans-taxis peuvent récupérer la TVA sur un véhicule affecté exclusivement au transport public de voyageurs. Pour un VTC, la doctrine fiscale ne vise pas l'activité de façon explicite : la situation s'apprécie selon l'affectation exclusive du véhicule au transport rémunéré de personnes, et elle mérite d'être examinée avec votre cabinet avant l'achat. La TVA sur le carburant obéit, elle aussi, à des règles propres selon le type de carburant et de véhicule.
Les pièges fréquents chez les VTC et taxis
La plupart des difficultés viennent d'un écart entre ce que montrent les relevés des plateformes et ce qui arrive réellement sur le compte bancaire.
- Confondre le prix payé par le client, la commission de la plateforme et le montant réellement versé sur votre compte
- Rester en micro-entreprise alors que les dépenses de véhicule dépassent largement l'abattement forfaitaire
- Acheter un véhicule sans avoir vérifié à l'avance si la TVA sera récupérable
- Perdre les tickets de carburant et de péage, qui justifient vos frais au réel
- Utiliser le véhicule à titre personnel sans en tenir compte dans la part professionnelle des frais
Ce qu'un bon cabinet doit maîtriser pour un chauffeur
Un cabinet habitué au transport de personnes sait rapprocher les relevés des plateformes de réservation avec vos encaissements, appliquer le bon taux de TVA et arbitrer entre achat, crédit et location pour votre véhicule. Il vous aide à comparer micro-entreprise, entreprise individuelle au réel et société à partir de vos chiffres, et il suit les règles de déduction propres aux taxis et aux VTC.
Notre conseiller peut vous orienter vers un cabinet de la région qui accompagne déjà des chauffeurs VTC ou des artisans-taxis.
Les questions à poser au cabinet
- Accompagnez-vous d'autres chauffeurs VTC ou artisans-taxis, et depuis combien de temps ?
- Comment traitez-vous les relevés des plateformes de réservation et les commissions prélevées ?
- Pouvez-vous me dire, avant l'achat de mon prochain véhicule, si la TVA sera récupérable et quelle formule de financement est la plus adaptée ?
- Comparez-vous micro-entreprise, réel et société à partir de mes dépenses réelles ?
- Comment gérez-vous la part d'usage personnel du véhicule ?
Pas le temps de comparer ? Un conseiller vous rappelle, fait le point sur votre activité et vous présente un seul cabinet qui connaît votre métier. Parler à un conseiller


























