Vous vendez votre expertise, votre temps et vos livrables, souvent à plusieurs clients à la fois. Votre comptabilité paraît simple au départ, puis les questions arrivent : faut-il facturer la TVA, quand quitter la micro-entreprise, faut-il créer une société ? Cette page vous aide à y voir clair et à savoir quoi attendre d'un cabinet.
Les régimes possibles quand vous êtes freelance
La plupart des freelances démarrent en micro-entreprise. Les prestations intellectuelles relèvent en général des bénéfices non commerciaux (BNC), avec un abattement forfaitaire pour frais et des cotisations sociales calculées sur le chiffre d'affaires encaissé. Ce régime s'applique tant que votre chiffre d'affaires ne dépasse pas un plafond fixé par la loi deux années de suite.
Quand votre activité grandit ou que vos frais réels deviennent importants, d'autres options s'ouvrent : l'entreprise individuelle au régime réel (déclaration contrôlée en BNC), la société unipersonnelle (EURL ou SASU) soumise à l'impôt sur les sociétés, ou encore l'option d'une entreprise individuelle au régime réel pour l'assimilation à une EURL, qui entraîne l'impôt sur les sociétés sans créer de société. Chaque option change la façon dont vous êtes imposé et dont vous cotisez pour votre protection sociale.
- Micro-entreprise : comptabilité allégée, cotisations calculées sur le chiffre d'affaires, frais réels non déductibles.
- Entreprise individuelle au réel : imposition sur le bénéfice réel, déclaration n° 2035 en BNC.
- Société ou EI assimilée à une EURL : impôt sur les sociétés, arbitrage entre rémunération et dividendes.
La TVA, sujet numéro un des freelances
Tant que votre chiffre d'affaires reste sous le seuil de la franchise en base, vous ne facturez pas de TVA et vous indiquez sur vos factures la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Les seuils de la franchise ne sont pas les mêmes que ceux de la micro-entreprise : vous pouvez rester micro-entrepreneur tout en devenant redevable de la TVA.
Si vous travaillez pour des clients professionnels établis dans un autre pays de l'Union européenne, la TVA est en principe due par votre client. Votre facture est alors émise hors taxe avec la mention « Autoliquidation » et les numéros de TVA intracommunautaire des deux parties, et vous déposez une déclaration européenne de services.
Les pièges fréquents
Beaucoup de freelances découvrent trop tard qu'ils ont franchi le seuil de la franchise de TVA en cours d'année et qu'ils doivent la facturer à partir de ce moment. Un autre écueil courant concerne la cotisation foncière des entreprises : elle n'est pas due l'année de création, mais elle arrive l'année suivante et surprend souvent.
La réforme de la facturation électronique vous concerne aussi. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, et l'obligation d'émettre des factures électroniques s'applique aux PME et micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027.
- Oublier de surveiller le seuil de franchise de TVA en cours d'année.
- Rester en micro-entreprise alors que vos frais réels dépassent largement l'abattement forfaitaire.
- Créer une société sans avoir comparé le coût total (cotisations, impôt, frais de gestion).
- Mélanger comptes personnels et professionnels, ce qui complique chaque clôture.
Ce qu'un bon cabinet doit maîtriser pour vous
Un cabinet habitué aux freelances sait comparer les statuts avec vos chiffres réels, anticiper le moment où la micro-entreprise ne sera plus adaptée et paramétrer votre facturation pour la TVA, y compris avec des clients à l'étranger. Il vous aide aussi à choisir un outil compatible avec la facturation électronique.
Un conseiller peut vous orienter vers un cabinet de la région qui accompagne déjà des indépendants de votre métier, qu'il s'agisse de développement, de conseil, de design ou de rédaction.
Les questions à poser au cabinet
- Combien de freelances de mon secteur accompagnez-vous aujourd'hui ?
- À partir de quel niveau de chiffre d'affaires ou de frais me conseilleriez-vous de quitter la micro-entreprise ?
- Pouvez-vous comparer pour moi l'entreprise individuelle, l'EURL et la SASU avec mes propres chiffres ?
- Comment gérez-vous la TVA et les déclarations européennes de services pour mes clients à l'étranger ?
- Quel outil de facturation électronique recommandez-vous, et est-il relié à votre logiciel comptable ?
Pas le temps de comparer ? Un conseiller vous rappelle, fait le point sur votre activité et vous présente un seul cabinet qui connaît votre métier. Parler à un conseiller


























