Un cabinet habitué aux soignants de Provence-Alpes-Côte d'Azur connaît la déclaration 2035, les sociétés d'exercice libéral et les appels de cotisations propres à chaque caisse. Notre conseiller écoute votre situation puis vous présente un seul cabinet de la région qui suit déjà des praticiens comme vous. Ce service est gratuit et nous ne sommes pas un cabinet d'expertise comptable.
Soigner en PACA : des situations très différentes d'une ville à l'autre
Dans les grandes villes de la région, beaucoup de praticiens exercent en cabinet de groupe ou en maison de santé, avec des charges partagées et parfois une société entre associés. Dans l'arrière-pays varois, dans les Alpes-de-Haute-Provence ou dans les Hautes-Alpes, l'exercice est plus souvent individuel, avec des déplacements importants et des frais de véhicule à suivre de près.
Sur le littoral et dans les stations de montagne, l'activité de certains cabinets varie fortement avec la saison touristique. Un kinésithérapeute installé près des pistes ou un médecin d'une commune balnéaire voit ses recettes se concentrer sur quelques mois : le cabinet comptable doit l'aider à lisser sa trésorerie et à anticiper les cotisations calculées sur ces pics.
BNC et déclaration 2035 : la base pour les libéraux
La plupart des professionnels de santé en exercice individuel relèvent des bénéfices non commerciaux. Le régime micro-BNC s'applique tant que les recettes ne dépassent pas 83 600 €, seuil fixé pour les années 2026 à 2028, avec un abattement forfaitaire de 34 %. Au-delà, ou sur option, vous passez à la déclaration contrôlée et déposez chaque année une déclaration 2035.
La 2035 repose sur une comptabilité de recettes et de dépenses. Elle permet de déduire vos frais réels : loyer du cabinet, matériel amorti, véhicule, formation, cotisations sociales obligatoires. Pour un praticien qui investit dans son équipement, ce régime est souvent plus favorable que l'abattement forfaitaire, à condition d'être tenu avec rigueur.
Exercer à plusieurs : SCM, SELARL et SELAS
La société civile de moyens sert à partager un local, du matériel ou un secrétariat. Elle ne soigne pas et ne perçoit pas d'honoraires. Fiscalement transparente, elle dépose une déclaration 2036 et chaque associé reporte sa quote-part de charges dans sa propre 2035.
Les sociétés d'exercice libéral permettent d'exercer la profession elle-même en société, le plus souvent à l'impôt sur les sociétés. Dans une SELARL, le gérant majoritaire est travailleur non salarié et la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des comptes courants est soumise aux cotisations sociales. Dans une SELAS, le président est assimilé salarié. Le choix entre rémunération et dividendes demande une simulation chiffrée chaque année.
Conventionnement : un régime social particulier
Les médecins de secteur 1, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les auxiliaires médicaux conventionnés relèvent du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés. L'Assurance maladie prend en charge une partie de certaines cotisations sur les revenus tirés de l'activité conventionnée, hors dépassements d'honoraires.
Votre cabinet doit donc distinguer les revenus conventionnés des dépassements et des activités non conventionnées, car ils ne supportent pas les mêmes cotisations. Une erreur de ventilation se paie au moment de la régularisation.
Chaque profession a sa caisse de retraite
En plus de l'Urssaf, chaque profession de santé cotise à une section professionnelle de retraite qui calcule ses appels sur les revenus déclarés. Un cabinet habitué au secteur anticipe ces appels et les régularisations qui suivent une bonne année.
- Médecins : CARMF
- Masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues : CARPIMKO
- Chirurgiens-dentistes et sages-femmes : CARCDSF
- Pharmaciens : CAVP
- Psychologues, ostéopathes, psychothérapeutes, chiropracteurs, diététiciens : CIPAV
- Vétérinaires : CARPV
AGA : ce qui a changé
La majoration de 25 % des bénéfices des non-adhérents à un organisme de gestion agréé a été réduite progressivement puis supprimée à partir de l'imposition des revenus 2023. La loi de finances pour 2025 a ensuite abrogé l'agrément de ces organismes et supprimé la réduction d'impôt pour frais de comptabilité, qui ne s'applique plus depuis les revenus 2025.
L'adhésion à une association de gestion reste possible pour ses services, mais elle n'apporte plus d'avantage fiscal propre. Méfiez-vous des conseils anciens qui la présentent encore comme obligatoire.
Pharmacies : une logique commerciale
Une officine exploitée en nom propre relève des bénéfices industriels et commerciaux. Exploitée en SELARL ou en SELAS, elle est le plus souvent soumise à l'impôt sur les sociétés. La gestion des stocks pèse lourd : inventaire à la clôture, suivi des marges par taux de TVA, rétrocessions, remises des laboratoires. Le financement de l'achat de l'officine et le remboursement de l'emprunt structurent aussi les premières années.
Ce que doit faire le cabinet pour vous
Au-delà de la 2035 ou de la liasse fiscale, un bon cabinet vous aide à choisir votre mode d'exercice au moment de l'installation ou de l'association, simule votre rémunération, prévoit vos cotisations et vous alerte avant les échéances. Il doit aussi connaître les spécificités de votre profession, qu'il s'agisse des rétrocessions d'honoraires entre remplaçant et titulaire ou des frais de déplacement des soignants à domicile.
Les questions à poser au cabinet
- Combien de professionnels de santé de ma profession suivez-vous en PACA ?
- Qui prépare ma 2035 et qui répond à mes questions en cours d'année ?
- Pouvez-vous simuler une SELARL ou une SELAS avant que je m'associe ?
- Comment anticipez-vous les appels de ma caisse de retraite ?
- Que comprend exactement votre forfait annuel ?
Pas le temps de comparer ? Un conseiller fait le point avec vous et vous présente un seul cabinet adapté. Parler à un conseiller















