Une jeune société innovante brûle de la trésorerie avant de gagner de l'argent, se finance par augmentations de capital successives et associe souvent ses salariés au capital. Ces particularités demandent un cabinet qui connaît les textes votés pour 2026 et qui sait répondre aux questions d'un fonds d'investissement. Notre service gratuit vous met en relation avec un seul cabinet de la région, choisi après un échange avec un conseiller sur votre projet et son stade de développement.
Un écosystème régional adossé à la recherche publique
La région compte plusieurs structures d'accompagnement issues de la recherche publique. L'Incubateur Provence Côte d'Azur a été fondé par l'Université Côte d'Azur, Inria et l'Université de Toulon. Installé à Valbonne, il suit des porteurs de projets de Nice, Cannes, Grasse, Sophia Antipolis et Toulon, avec le soutien de la Région Sud et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
À Marseille, l'Incubateur Belle de Mai, créé en 1999 dans le sillage de la loi sur l'innovation, accompagne des projets numériques à forte intensité technologique, avec un programme d'incubation de dix-huit mois. Les communautés French Tech Aix-Marseille et Côte d'Azur complètent ce maillage.
Ces structures accueillent souvent des projets encore non immatriculés. C'est le bon moment pour associer un expert-comptable : forme de la société, répartition du capital entre fondateurs, premier prévisionnel et organisation de la comptabilité se décident avant la première facture.
Préparer une levée de fonds
Un investisseur demande des comptes clôturés dans les délais, un prévisionnel argumenté et une table de capitalisation à jour. Votre cabinet fiabilise ces documents, prépare les écritures de l'augmentation de capital et de la prime d'émission, puis répond aux questions posées pendant l'audit d'acquisition.
Il vérifie aussi que les engagements pris dans le pacte d'associés, comme la transmission de comptes mensuels ou d'un budget annuel, restent tenables avec votre organisation comptable.
BSPCE : ce qui change pour les bons attribués depuis 2026
Les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise relèvent de l'article 163 bis G du code général des impôts. La loi de finances pour 2026 a abaissé de 25 % à 15 % la part minimale du capital détenue par des personnes physiques, ce qui permet de continuer à en attribuer après plusieurs tours de table. Elle ouvre aussi le dispositif aux salariés et dirigeants de sous-filiales, sous conditions, pour les bons attribués à compter du 1er janvier 2026.
La durée de présence reste déterminante : si le bénéficiaire a exercé ses fonctions depuis moins de trois ans lors de la cession, le gain est imposé à 30 % sans option pour le barème. Votre expert-comptable tient le registre des plans, calcule les gains et prépare l'information à remettre aux bénéficiaires.
JEI, JEC et jeune entreprise d'innovation à impact
Le statut de jeune entreprise innovante suppose d'être une PME et de consacrer au moins 20 % de ses charges à la recherche. Selon service-public.fr, les JEI créées depuis le 1er janvier 2024 n'ont plus accès à l'exonération d'impôt sur les bénéfices : l'intérêt du statut repose désormais surtout sur les exonérations de cotisations patronales pour le personnel de recherche.
Une société qui consacre entre 5 % et 20 % de ses charges à la recherche peut viser le statut de jeune entreprise de croissance, sous condition de croissance de ses effectifs, ou celui de jeune entreprise d'innovation à impact créé par la loi de finances pour 2026. Ce dernier concerne les entreprises de l'économie sociale et solidaire, pour les exercices clos à compter du 21 février 2026 et jusqu'à fin 2028. Votre cabinet mesure chaque année le ratio de dépenses de recherche, car il conditionne le maintien des avantages.
Crédit d'impôt recherche : sécuriser avant de déclarer
Le crédit d'impôt recherche représente 30 % des dépenses éligibles jusqu'à 100 millions d'euros. Depuis la loi de finances pour 2025, les frais de fonctionnement sont retenus forfaitairement à hauteur de 40 % des dépenses de personnel de recherche. La déclaration se fait sur le formulaire 2069-A-SD.
Pour une startup déficitaire, le point clé est la trésorerie : les jeunes entreprises et les JEI peuvent demander le remboursement immédiat de leur créance. Votre expert-comptable chiffre les dépenses, prépare la demande et vous aide à conserver les justificatifs techniques exigés en cas de contrôle.
Le reporting aux investisseurs
Une fois la levée réalisée, vos actionnaires attendent un suivi régulier : consommation mensuelle de trésorerie, nombre de mois de financement restants, écarts entre budget et réalisé, indicateurs commerciaux propres à votre modèle. Un cabinet habitué aux startups met en place des clôtures mensuelles allégées et un tableau de bord repris d'un conseil d'administration à l'autre.
Ce reporting sert aussi à préparer le tour suivant, car des chiffres suivis dans la durée rassurent davantage qu'un dossier monté dans l'urgence.
Trouver le bon cabinet pour votre startup
Que votre projet soit incubé à Marseille, installé sur la technopole ou hébergé dans une pépinière du Var, notre conseiller écoute vos besoins puis vous présente un seul cabinet d'expertise comptable en PACA, choisi pour son expérience des sociétés innovantes. Le service est gratuit et nous ne sommes pas un cabinet.
Les dispositifs de l'innovation à connaître en 2026
| Dispositif | Condition principale | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Jeune entreprise innovante | PME, dépenses de recherche d'au moins 20 % des charges | Plus d'exonération d'impôt sur les bénéfices pour les JEI créées depuis 2024 |
| Jeune entreprise de croissance | Dépenses de recherche entre 5 % et 20 %, croissance des effectifs | Critères de croissance à documenter |
| Jeune entreprise d'innovation à impact | Dépenses de recherche entre 5 % et 20 %, appartenance à l'économie sociale et solidaire | Exercices clos à compter du 21 février 2026 |
| Crédit d'impôt recherche | Taux de 30 % jusqu'à 100 millions d'euros de dépenses | Forfait de fonctionnement ramené à 40 % des dépenses de personnel |
| BSPCE | 15 % du capital détenu par des personnes physiques pour les bons attribués depuis 2026 | Gain imposé à 30 % si moins de trois ans de fonctions |
Les questions à poser au cabinet
- Combien de levées de fonds avez-vous accompagnées sur le plan comptable ?
- Pouvez-vous produire une clôture mensuelle et un reporting pour nos investisseurs ?
- Qui suit nos plans de BSPCE et le calcul des gains des bénéficiaires ?
- Comment vérifiez-vous chaque année notre éligibilité aux statuts JEI, JEC ou JEII ?
- Préparez-vous vous-même la demande de remboursement du crédit d'impôt recherche ?
Pas le temps de comparer ? Un conseiller fait le point avec vous et vous présente un seul cabinet adapté. Parler à un conseiller















