La comptabilité d'une exploitation suit le rythme des récoltes, des ventes étalées et des embauches saisonnières. Le choix du régime fiscal, la valorisation des stocks et la gestion des aides de la politique agricole commune demandent un accompagnement spécialisé. Notre conseiller vous présente gratuitement un seul cabinet d'expertise comptable en PACA habitué aux exploitations de votre filière.
Des filières très différentes d'un département à l'autre
Un domaine viticole du Var qui vend ses bouteilles au caveau n'a ni la même trésorerie ni les mêmes obligations qu'une exploitation fruitière du Vaucluse qui livre toute sa récolte à une coopérative. Le cabinet doit connaître votre circuit de vente avant de vous proposer un régime.
Côté social, deux caisses couvrent la région : la MSA Provence-Azur pour les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et le Var, la MSA Alpes-Vaucluse pour les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes et le Vaucluse.
Micro-BA ou régime réel
Pour les années 2026 à 2028, le régime micro-BA s'applique si la moyenne de vos recettes hors taxes des trois années précédentes ne dépasse pas 129 200 €, contre 120 000 € auparavant. Le bénéfice imposable est alors calculé en appliquant un abattement de 87 % à la moyenne des recettes.
Au-delà, vous relevez du réel simplifié jusqu'à 421 000 € de recettes moyennes, puis du réel normal. Le régime réel permet de déduire vos charges réelles, d'amortir le matériel et la vigne, et d'utiliser la déduction pour épargne de précaution. Pour une exploitation qui investit beaucoup, la comparaison entre les deux régimes mérite d'être faite sur plusieurs années avec votre cabinet.
La TVA agricole
Un exploitant qui n'est pas redevable de la TVA peut bénéficier du remboursement forfaitaire agricole, qui compense la TVA payée sur ses achats. Il peut aussi opter pour le régime simplifié de l'agriculture, qui lui permet de récupérer la TVA sur ses achats et ses investissements en contrepartie de la collecte de TVA sur ses ventes.
Le choix dépend de vos clients, de vos investissements prévus et de votre niveau de recettes. Votre expert-comptable établit les déclarations et vérifie les taux appliqués sur vos ventes, qui varient selon les produits.
Stocks de vin et épargne de précaution
Un domaine viticole conserve souvent plusieurs millésimes en cave. Ces stocks sont évalués à leur coût de revient et pèsent sur le résultat de l'année où ils sont constitués. Leur suivi précis évite de payer l'impôt sur un vin qui n'est pas encore vendu.
La déduction pour épargne de précaution, prévue à l'article 73 du code général des impôts, permet aux exploitants au réel de déduire une partie de leur bénéfice, dans une limite fixée selon son montant. Les coûts engagés pour produire des stocks dont le cycle de rotation dépasse un an sont assimilés à de l'épargne, ce qui intéresse directement la viticulture.
MSA : ce qui change en 2026
Les cotisations des chefs d'exploitation sont calculées par défaut sur la moyenne des revenus professionnels des trois années précédentes. Vous pouvez opter pour une assiette annuelle en retournant le formulaire à votre caisse au plus tard le 30 juin.
Depuis le 1er janvier 2026, une réforme de l'assiette sociale s'applique aux cotisations dues en 2026, calculées sur les revenus 2025. Elle repose sur le revenu professionnel brut diminué d'un abattement forfaitaire de 26 % et renforce la part des cotisations qui ouvrent des droits à la retraite. Votre cabinet transmet les revenus à la MSA et anticipe les appels de cotisations.
Saisonniers et exonération TO-DE
Vendanges, cueillette et récolte des légumes mobilisent des salariés saisonniers. Le dispositif d'exonération des cotisations patronales pour l'emploi de travailleurs occasionnels et demandeurs d'emploi, dit TO-DE, était prévu jusqu'au 31 décembre 2025. Selon la MSA, il est désormais pérenne. L'exonération est totale pour une rémunération mensuelle jusqu'à 1,25 SMIC.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 l'a aussi étendu à certaines coopératives d'utilisation de matériel agricole et coopératives de fruits et légumes. Votre cabinet ou votre service paie vérifie l'éligibilité de chaque contrat.
GAEC, EARL ou SCEA
Le GAEC réunit des associés qui travaillent ensemble sur l'exploitation et bénéficie d'une transparence qui permet à chacun de conserver certains droits d'un exploitant individuel. L'EARL convient à un exploitant seul ou en famille qui veut séparer son patrimoine privé. La SCEA, plus souple, accueille des associés qui ne travaillent pas sur l'exploitation, ce qui facilite l'entrée d'investisseurs ou la transmission d'un domaine.
Les aides de la PAC
Depuis 2014, la Région Sud gère le FEADER sur son territoire, et depuis 2023 elle pilote les aides à l'installation, dont la dotation jeunes agriculteurs. La Région indique que les jeunes agriculteurs ont aussi accès à un prêt d'honneur et à un fonds de garantie cofinancés par le FEADER.
Aides à l'hectare, subventions d'investissement et dotation d'installation ne se comptabilisent pas de la même façon. Votre cabinet les enregistre correctement et suit les engagements pris en contrepartie, dont le non-respect peut entraîner un remboursement.
Notre conseiller vous présente un seul cabinet de la région habitué à votre filière. Le service est gratuit et nous ne sommes pas un cabinet.
Régimes d'imposition des bénéfices agricoles de 2026 à 2028
| Moyenne des recettes HT sur trois ans | Régime | Principe |
|---|---|---|
| Jusqu'à 129 200 € | Micro-BA | Abattement de 87 % sur la moyenne des recettes |
| De 129 200 € à 421 000 € | Réel simplifié | Bénéfice réel, obligations allégées |
| Au-delà de 421 000 € | Réel normal | Bénéfice réel, comptabilité complète |
Les questions à poser au cabinet
- Combien d'exploitations viticoles ou arboricoles suivez-vous dans le département ?
- Comment valorisez-vous nos stocks de vin en fin d'exercice ?
- Pouvez-vous comparer micro-BA et réel sur nos trois dernières années ?
- Gérez-vous la paie des saisonniers et l'exonération TO-DE ?
- Qui suit nos engagements liés aux aides de la PAC ?
Pas le temps de comparer ? Un conseiller fait le point avec vous et vous présente un seul cabinet adapté. Parler à un conseiller















